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Tradition des Druides      Clairière Sequana

Alban Arthan – La Lumière d’Arthur ou la Lumière de l’ours

Alban Arthan – La Lumière d’Arthur ou la Lumière de l’ours

C’est la fête du solstice (solstice = arrêt du Soleil) d’hiver qui se célèbre naturellement au plus proche de la date solsticiale.

Le Soleil décrit sa course la plus courte et semble marquer une pause dans son cycle annuel de croissance décroissance. Comme si le temps était suspendu pendant quelques jours.

La vie semble « retenir son souffle ».

Au solstice les nuits sont les plus longues. Le Soleil- Roi semble mort mais il va renaitre en germe dans une grotte obscure sous la forme du Mabon, Maponos (le jeune Soleil) . Symbole du Roi à venir mais qui à ce moment n’est qu’une faible lueur au sein du ventre obscur de la Terre.

La cérémonie reflète ce moment de passage mort/renaissance. Les feux sont éteints puis rallumés. Il y a un « deuil » à faire pour que le nouveau puisse se produire. Ce deuil est celui de nos limitations, de ce qui est terminé, moribond. C’est aussi celui de la Terre Mère qui sait qu’elle devra se séparer de l’enfant qui est dans son sein et le voir devenir indépendant puis mourir à nouveau.

Cette thématique mort/renaissance des Dieux solaires est quasi universelle.

Elle dit le cycle de la Lumière mais aussi de la force de vie.

Traditionnellement Alban Arthan donne lieu à la cueillette du gui. Il est cueilli au nord et porté rituellement au centre du cercle. Le gui symbole de la persistance de la vie, mais aussi de la semence du Dieu (boules blanches) qui fécondera la Terre et donnera naissance à la Vie sous toutes ses formes.

Le nom Alban Artan fait référence à l’ours. Lui-même est traditionnellement symbole de la terre er du Nord mais aussi celui de la constellation de la Grande Ourse composée de sept étoiles qui tournent autour du Nord.

La persistance de la Lumière malgré les apparences, la renaissance et l’espoir suscités par la connaissance des cycles cosmiques sont vraisemblablement à l’origine de nos coutumes

actuelles.

La bûche qui flambe dans l’âtre, est à l’origine de nombreux rites et croyances.

De même, les décorations en branches d’arbres persistants, où les cadeaux échangés qui étaient des gages de prospérité et d’abondance pour l’année à venir

Certains font même de Noio Heol (Nouveau Soleil ) l’étymologie du mot Noël.

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